Me voilà. Maintenant. Mai 2021. Ici, sur ton territoire. Je revois ta maison, ton village. Ma maison à moi, c’était un camp au bord de la Blanche, mon travail ici, c’était à la marmite. Je pleurais d’émotion et de tristesse en marchant entre les arbres et les pierres. Émue de m’y retrouver, triste du temps passé loin. De mon corps fatigué incapable de tous les sentiers.
Et je pense à toi, Jos Dubois, mon père. Qui a dû partir dans la soixantaine. Quitter la maison où t’avais grandi, le chalet et le magasin que t’avais bâtis, le village qui t’avait vu grandir, pour te retrouver dans un sous-sol à Limoilou. Je pense à ta peine qui devait être immense. Tu l’aimais ton village. Sûrement aussi, comme moi, attaché au paysage. Aux montagnes, aux lacs et aux rivières.
Marielle Dubois, mai 2021 ©
Pour recevoir les nouveaux articles :



Merci miss Dubois ! Touchant témoignage aux gens et aux lieux qui ont marqués nos vies!
Merci !!!