
Décembre nous incite au bilan. Quelle année !
Dès janvier j’étais en confinement. Je préparais ce recueil de chansons et poèmes, Une infinie tendresse. Je compilais mes écrits, je reprenais les croquis, 10 fois, 20 fois. Trouver la bonne expression, simplifier les traits, garder l’essentiel. Depuis, je regarde avec respect et admiration, avec stupéfaction, les rayons de la bibliothèque où s’alignent tous ces livres. Tout ce temps consacré, de chaque auteur, pour chaque page, chaque paragraphe. Et ces livres illustrés, ces bandes dessinés. Que d’attention, pour chaque dessin, chaque trait.
A suivi le travail d’édition. Recherche, trouver une graphiste, une imprimerie. Un bon service à bon prix. Merci à Geneviève Richer et à l’imprimerie Gauvin. En mars, une boîte de 50 livres imprimés était livrée chez-moi, juste à temps : le lendemain, l’imprimerie fermait ses portes, la pandémie s’imposait.
La vente en ligne devenait la seule option possible. Merci à chaque personne qui a osé acheter le premier livre d’une auteure locale. Merci pour tous vos commentaires. Merci à chaque personne qui a contribué au sociofinancement. Je reçois tout ça comme une vague d’appréciation, du vent dans les voiles.
Il y a eu aussi les vagues des médias. Merci à Lily Ryan et Michel Gosselin du Bulletin d’Aylmer, à Sophie Moisan du Ripierrois à Rivière-à-Pierre, merci à Denise Paquin du Courrier de Portneuf, dont l’article m’a entraînée sur les ondes de CHOC FM. Merci à Denis Beaumont pour l’invitation. Une joie de vous entendre lire mon texte en onde.
Chaque point de vente, le mot le dit, met du vent dans les voiles. Merci aux librairies d’Aylmer, Bouquinart et Michabou. À la boutique Habitude, déménagée à L’Agora du Plateau. Merci à Pur Apothicaire qui fait une place aux artistes locaux, merci à la Crêperie Beurre Salée d’offrir mon livre dans leur boutique de cadeaux. Merci au Café Mulligan qui ouvre sa cour aux artistes. Merci aux artistes qui exposent à la marina aussitôt qu’il fait beau, heureuse d’avoir pu me joindre à vous au mois d’août.
Merci à la Librairie Donnacona qui offre mon livre dans ma région natale, à la Librairie Laliberté qui le rend disponible à Québec, sur place et sur commande.
Merci à tous les artistes et artisans, aux poètes et aux écrivains qui continuent de rêver, d’imaginer et de créer, chacun chez soi. Je ne suis pas seule sur les vagues. On continue. Je suis au piano et je fais des vocalises. Que seraient des chansons sans musique! Tel que promis au sociofinancement, la musique s’en vient.
2020 mérite, semble-t-il, quelques mercis.
